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Les clés de la semaine en Bourse : macroéconomie, pétrole et résultats

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claves de la semana en bolsa — análisis de mercados
  • La semaine se joue entre l’ISM des services, les minutes de la Fed et la pression du pétrole sur l’inflation et les taux.
  • PepsiCo, Levi Strauss et Delta Air Lines donneront de véritables indications sur la consommation, les marges et les coûts.
  • Le S&P 500 et le Nasdaq démarrent à des niveaux exigeants : toute surprise macroéconomique peut faire évoluer rapidement la valorisation.

Les clés de la semaine en Bourse : ce qui fera bouger le marché

Les clés de la semaine en Bourse : le marché démarre ce lundi 5 octobre avec une idée très claire : nous restons dans un environnement où le prix de l’argent, le pétrole et la résilience de la croissance pèsent plus que n’importe quel beau récit. Le point de départ n’est pas anodin. Le S&P 500 a clôturé à 7.722,72 points le 2 octobre et le Nasdaq Composite a terminé à 27.190,86 points. Autrement dit, Wall Street reste proche d’une zone exigeante, de sorte que toute surprise macroéconomique ou tout message plus dur de la Fed peut avoir un impact immédiat sur les valorisations, la technologie et l’appétit pour le risque.

Graphique journalier (1D) — TradingView · AMEX:SPY

Le deuxième élément de la semaine, c’est l’énergie. Le Brent arrive à un niveau élevé et sensible : le contrat à terme a inscrit 102,25 dollars à la clôture du 2 octobre, après une phase de forte volatilité. Cela fait de tout titre sur l’offre, les stocks ou les tensions géopolitiques un catalyseur direct pour les Bourses européennes, les anticipations d’inflation et le comportement des secteurs à forte intensité de coûts. Si le brut se maintient au-dessus de 100 dollars, le marché se demandera à nouveau si la désinflation peut être freinée précisément au moment où les banques centrales ont besoin de crédibilité. Pour l’Europe, c’est très important ; pour l’Amérique latine aussi, car le pétrole, le dollar et les taux des États-Unis continuent de dicter les flux, les devises et le coût du financement.

Sur le plan macroéconomique, la première statistique véritablement sensible arrive aujourd’hui lundi à 16h00 à Madrid, 9h00 à Mexico, avec l’ISM des services des États-Unis. Le consensus suivi par le marché s’établit à 55,1 contre 55,4 précédemment. Cela ne semble pas être un grand changement, mais cela peut faire bouger les anticipations de taux, car les services restent le cœur de l’inflation persistante. S’il ressort au-dessus de 55,1 et avec en plus une pression sur les prix, le bruit autour de taux élevés plus longtemps reviendra. S’il déçoit, la lecture immédiate pourrait être un soulagement pour la croissance et les obligations, même si cela ouvrirait aussi des doutes sur le rythme réel de l’économie.

Mercredi, l’attention se porte sur deux fronts. D’abord, les stocks hebdomadaires de brut aux États-Unis à 16h30 à Madrid, 9h30 à Mexico. Ensuite, les minutes de la Fed à 20h00 à Madrid, 13h00 à Mexico. Ici, n’attends pas de magie : le marché veut savoir si, au sein du comité, la crainte d’une inflation persistante pèse toujours davantage que le risque de trop refroidir l’activité. Sur un marché actions cher, cette nuance compte beaucoup. Jeudi, s’ajoutera la publication du compte rendu de la réunion de politique monétaire de la BCE à 13h30 à Madrid, 6h30 à Mexico, une référence utile pour jauger le ton de Francfort alors que l’Europe continue de composer avec une croissance faible et des coûts énergétiques inconfortables.

Attention aussi au segment européen de l’agenda. Mardi, nous connaîtrons les commandes à l’industrie en Allemagne et les ventes au détail de la zone euro ; mercredi, la production industrielle allemande ; jeudi, la balance commerciale allemande ; et vendredi, la réunion de l’ECOFIN ainsi que la production industrielle de l’Italie. Ce ne sont pas des données mineures. L’Allemagne reste le thermomètre industriel du bloc, et si les commandes et la production ne rebondissent pas clairement, la lecture pour les valeurs cycliques européennes peut se compliquer. En parallèle, la Chine est en congé une partie de la semaine, de sorte que la liquidité asiatique sera moins représentative au début et cela peut amplifier les mouvements en Europe et aux États-Unis.

Du côté des résultats, nous ne sommes pas encore au pic de la saison, mais il y a déjà des noms capables de faire bouger les anticipations sectorielles. Levi Strauss publie mercredi 7 octobre. PepsiCo le fait jeudi 8 octobre. Delta Air Lines présente ses résultats vendredi 9 octobre. Ce ne sont pas trois entreprises quelconques : Levi sert à mesurer la consommation discrétionnaire et les marges ; PepsiCo offre une lecture très utile du pouvoir de fixation des prix et de la demande défensive ; et Delta est un bon thermomètre des dépenses des consommateurs, des coûts du carburant et de la solidité du trafic aérien. Si ces résultats ressortent solides, le marché peut interpréter que les bénéfices des entreprises résistent mieux qu’il ne le craint. S’ils déçoivent sur les prévisions ou les marges, le message change vite.

Sur les devises et les obligations, la référence pratique de cette semaine est le dollar. L’EUR/USD vient d’évoluer autour de 1,1378 à la clôture récente, une zone que le marché continuera de tester à chaque donnée américaine et à chaque signal de la Fed ou de la BCE. Si les minutes de la Fed sonnent plus fermes et que l’ISM tient bon, le dollar peut reprendre de la traction. Si l’inverse se produit, les actifs risqués et les devises liées aux matières premières pourraient trouver un peu d’oxygène. La clé pour toi n’est pas de deviner chaque tick, mais de comprendre la carte : cette semaine, c’est la combinaison entre croissance, énergie et taux qui commande.

Ma lecture est simple et utile pour bien démarrer la semaine : si le pétrole ne se détend pas, si l’ISM ressort solide et si les minutes de la Fed confirment un ton dur, les actions devront justifier des prix exigeants avec des bénéfices très solides. Si l’un de ces trois piliers faillit, une fenêtre tactique peut s’ouvrir pour davantage d’appétit pour le risque. Il n’est pas nécessaire de surtrader. Il faut arriver avec des niveaux, des dates et des scénarios clairs.

Les clés de la semaine

  • L’ISM des services des États-Unis est publié aujourd’hui lundi à 16h00 à Madrid.
  • Les minutes de la Fed paraissent mercredi à 20h00 à Madrid.
  • La BCE publie le compte rendu de sa réunion jeudi à 13h30 à Madrid.
  • Le Brent démarre à 102,25 dollars à la clôture du 2 octobre.
  • Le S&P 500 commence la semaine à partir de 7.722,72 points.
  • Levi Strauss présente ses résultats mercredi 7 octobre.
  • PepsiCo publie ses résultats jeudi 8 octobre.
  • Delta Air Lines présente ses résultats vendredi 9 octobre.

Cet article constitue une information financière générale et ne constitue pas une recommandation d’investissement.

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